Orgasme cosmique

Le livre “Orgasme cosmique” écrit par notre ami peintre Sylvain, est sorti en 2016.

Il décrit avec toute la finesse (d’un artiste authentique)…, la vie au camping le Ran du Chabrier, telle qu’elle est réellement vécue.

L’oeuvre magistrale de notre ami est déjà une référence en la matière qui dépasse nos frontières.

Pour les privilégiés qui connaissent le Ran du Chabrier, son ouvrage est à la vente à la réception pour un peu moins de 10€.

Disponible à l’accueil.

Retrouvez un extrait du livre tout les 15 jours voir ci dessous

Découvrez également ses peintures après l’extrait du livre.

En exclusivité


EXTRAIT 1


EXTRAIT2

EXTRAIT 3

EXTRAIT4

(EXTRAIT -4)

Groseille lui raconta qu’en 1965, le « vieux », c’est ainsi qu’on l’appelait de nos jours, avait acheté un immense espace boisé au bord de cette rivière.

Cet heureux propriétaire, un original, précurseur de la révolution sexuelle, avait établi son quartier général dans une grotte aménagée juste en bord de rivière.

Au début, les naturistes, les amoureux de la nature, les hippies ou les libertaires de la « Beat Génération » se passèrent vite le mot comme quoi l’endroit était véritablement paradisiaque et que l’on y faisait tout ce qu’on voulait, notamment « jouir sans entraves » !!!

Le chemin et les places du camping furent aménagés petit à petit.

Il n’y avait rien si ce n’est la volonté de créer un nouveau monde, à l’image de tous les rêves du « Sumer of love » de San Francisco en 1967.

Groseille lui expliqua que des orgies dionysiaques s’y déroulaient dès les premiers temps, principalement dans deux grottes ainsi que sur les rivages même de la rivière, avec des feux de bois gigantesques, enflammant les esprits rebelles, pionniers de la liberté sexuelle retrouvée !

Depuis tant d’années, la magie avait opéré et une bulle protectrice enveloppait entièrement le site.

Ce chemin était le passage.

Il représentait symboliquement, énergétiquement et physiquement le sas entre deux mondes.

Étrangement, il repoussait vers l’extérieur les curieux et les non-initiés…

– Mais pas les obsédés du cul ! S’empressa de rajouter Charline.

– Ni les cons, tu sais qu’ils sont partout ! Malheureusement.

– Aujourd’hui, c’est toujours le même propriétaire ?

– Le « vieux » est décédé il y a quelques années.

La voiture roula à vitesse réduite jusqu’au au poste du gardien, puis plus bas encore jusqu’à l’accueil où figurait sur une pancarte : welcome, free sex, interdit au moins de 18 ans.

– Et qui est le patron maintenant ?

– Un marseillais assez atypique, tu verras.

A la réception, une jeune femme leur remit les clés du mobil-home qu’elles avaient loué pour leur séjour.

Une épicerie leur proposait les produits de base.

Pour le pain frais, il fallait réserver la veille mais elles pouvaient aussi très bien déjeuner à la Paillote installée au cœur du camping.

Pour dîner, il fallait monter au restaurant attenant à la discothèque qui surplombait la cime des arbres au pied des masses rocheuses.

Mais pour le moment, elles ne pensaient qu’à une seule chose : aller prendre une douche.

Charline croisa les premiers nudistes en sortant de la réception. Dans un premier temps, elle fut surprise, voir amusée. Le décalage était évident au tout début et Groseille avait ressentie la même chose :

– Juste le temps de s’installer. Après quoi, la nudité devient naturelle et c’est lorsque tu vois par contre des gens habillés que tu es étonnée.