Orgasme cosmique

Le livre « Orgasme cosmique » écrit par notre ami peintre Sylvain, est sorti en 2016.

Il décrit avec toute la finesse (d’un artiste authentique)…, la vie au camping le Ran du Chabrier, telle qu’elle est réellement vécue.

L’oeuvre magistrale de notre ami est déjà une référence en la matière qui dépasse nos frontières.

Pour les privilégiés qui connaissent le Ran du Chabrier, son ouvrage est à la vente à la réception pour un peu moins de 10€.

Disponible à l’accueil.

Découvrez également ses peintures après l’extrait du livre.

En exclusivité


EXTRAIT 1

(EXTRAIT -1)

En fait, Groseille lui proposait de partir en vacances avec elle dans un camping  naturiste un peu particulier : un coin en pleine nature dans le sud de la France.

Isolé à tel point que les téléphones portables ne passaient pas.

Une base de détente, mais surtout de sexe tous azimuts, perdue au plus profond d’une forêt sauvage et aride, au cœur même de la vallée de la Cèze. Un lieu de débauche extrême ! Un séjour de total abandon aux plaisirs  dionysiaques !  Un voyage ultime dans la réalité de ses fantasmes !

Groseille  lui  avait longuement parlé  de  son  séjour l’année  dernière dans cet antre du libertinage.

Elle s’était amourachée à Paris d’un homme aux charmes fous qui l’avait entraîné dans cette aventure. A son retour, elle semblait  radieuse, sensuelle, féline et aucun regret ne s’insuffla  de cette expérience très déconcertante, hors des normes sociales et morales.

Charline depuis ce jour rêvait elle aussi de découvrir cet endroit.

Elle désirait  surtout  échapper  à  l’ennui  et  à  la grisaille de son existence.

Elle était   jeune  et  elle  voulait  se  sentir  pleinement  vibrer dans son corps et dans son esprit.

Mais il fallait faire le pas. Pour cela, elle se devait de dépasser une certaine innocence qui la confortait dans un confinement existentiel  et la rassurait bêtement dans ses petites  habitudes !

Elle se devait  de trouver le courage pour s’extirper d’un immobilisme psychique qui finalement la faisait de plus en plus ressembler à tous ces gens autour d’elle,  hypnotisés et perdus dans  l’étroitesse de leurs codes sociaux.

Des codes obsolètes, aussi bien mondains que populaires qui lui semblaient de plus en plus lourds à supporter.

– Je ne veux pas m’asphyxier sous le poids d’une personnalité inventée et  d’un masque social.

Je ne veux pas être ce que l’on me propose d’être  mais être ce que je suis.

Je ne veux pas m’enfermer dans les règles artificielles d’un formatage.

Je ne veux pas vivre dans une prison intérieure… mais j’ai peur de l’inconnu et cette peur est bien réelle.

Elle me donne des suées, me tenaille le ventre et ne me lâche pas le mental.

Etre libre est si difficile ? Pourtant, je veux jouir pleinement au cœur d’une sexualité que je ressens en moi comme porteuse de mille trésors…



EXTRAIT2

(EXTRAIT -2)

Charline réajusta sa culotte, son jean puis boucla sa ceinture. Elle remonta rapidement le large escalier puis elle rejoignit sa table.

Groseille arriva souriante et toujours aussi rayonnante.

Elle était d’une dizaine d’années l’aînée de Charline, bien enveloppée avec des rondeurs appétissantes, une peau blanche comme du sucre glace, des cheveux blonds comme les blés et des yeux de chatte langoureuse.

Elle fit tendrement la bise à son amie.

– Bonjour ma chérie, t’as vu ce temps ? Il va même pleuvoir ces jours à venir sur la région parisienne.

Vivement qu’on se casse au soleil ! Et là-bas, on jette les fringues ! A poil !

Charline fit la grimace comme pour lui montrer qu’elle n’avait pas encore réellement pris sa décision.

Alors Groseille se rapprocha d’elle sur la banquette, elle lui caressa la joue et le menton, puis elle l’embrassa :

– Tu es au bord de la déprime, tu as beau lutter, si tu ne te bouges pas, tu vas t’étioler.

Une belle fille comme toi… Nous en avons déjà si souvent parlé !

Un serveur vint demander à Groseille ce qu’elle désirait boire.

Il était plutôt beau garçon, mais au-delà de sa politesse protocolaire, une indifférence profonde se lisait dans son regard. Un mur de glace !

Il repartit comme un robot.

– Non mais, tu as vu ça ? S’exclama discrètement Groseille.

Nous ressemblons à deux petites gouines qui se cajolent, et ce mec reste de marbre sans la moindre réaction.

Même pas un sourire ! C’est désespérant ! Tu verras, là où je t’emmène, de nombreux hommes passent leur temps à chercher dans le camping des petites coquines comme nous pour leur présenter joyeusement leur queue.

– Tu me feras toujours rire ! Mais tu vois, je suis tellement habituée à cet état d’être et à toutes ces banalités d’existence misérable que je me demande bien comment je pourrai réagir dans un univers si débridé ?


EXTRAIT 3

(EXTRAIT -3)

Elles roulèrent jusqu’au centre du village et elles se garèrent le long du jeu de boule juste en face le « Café du Midi ».

Un endroit tranquille où l’on servait des salades et des grillades sur des tables disposées autour d’une magnifique fontaine.

Le patron, Guy, la cinquantaine, un peu gras mais l’œil vif et sympathique, avec sa moustache et ses cheveux bouclés avait un accent du sud dans son langage qui mettait de suite à l’aise ses clients.

Charline sentit un frisson la parcourir entièrement lorsqu’elle lui tourna le dos pour rejoindre les toilettes afin d’enfiler une robe d’été.

Elle se sentit soudainement matée par derrière et déshabillée du regard…

Quelques instants plus tard, Charline repassait devant le patron avec un air malicieux et timide à la fois.

Il fut surpris de la voir réapparaitre dans une robe si courte et si moulante.

L’air ahuri, complètement décontenancé, il fut encore plus sur le cul lorsque Charline se retourna en lui adressant son plus large sourire.

Groseille avait observé la scène tout en lisant la carte des menus.

Elle-même fut ravie de contempler son amie si belle dans cette tenue décontractée.

– T’as vu ce vieux cochon ? Il te reluque de la tête aux pieds ! Je suis certaine que pendant sa sieste tout à l’heure, il se branlera en pensant à toi.

– Nous aurons tout du moins peut-être les cafés d’offerts !

– Nous allons surtout nous amuser avec lui. Le troubler et voir comment il réagit.

– Nous ne sommes pas arrivées que déjà je ne te tiens plus ?

– C’est le grand air et la chaleur d’ici qui me font cet effet.

La commande passée, le patron apporta lui-même deux salades composées à nos deux touristes :

– Deux salades ardéchoises pour nos charmantes demoiselles !

Il précisa que les fromages de chèvre et les caillettes provenaient d’un producteur du secteur.

En continuant à philosopher sur la qualité des produits du terroir, il en profitait pour scruter intensément le large décolleté de Groseille qu’elle avait mis en évidence en déboutonnant exagérément son chemisier.

Elle bombait le torse pour faire ressortir au maximum sa poitrine généreuse.

Et pour rentrer complètement dans le petit jeu de cet homme intéressé, elle se dandinait légèrement.

Charline était amusée et elle pensait qu’elle n’aurait jamais osé elle-même pousser la provocation jusqu’à là.

Quelques personnes autour d’elles mangeaient paisiblement.

Elles ne remarquèrent rien, bien trop absorbées par la beauté de l’endroit et par le manège des quelques piafs qui venaient boire à la fontaine, à seulement quelques centimètres de leurs tables.

La douceur de vivre les berçait et dans la chaleur torride, à l’ombre du grand platane, les esprits étaient transportés vers un ailleurs…

Le patron amena cette fois du vin rosé frais en s’empressant d’ajouter que c’était la maison qui offrait.

Il leur souhaita un bon appétit avec un grand sourire et il s’éclipsa.

Groseille se pencha vers Charline pour lui chuchoter à voix basse :

– J’adore ce moment de tension où l’excitation se ressent aussi forte ! J’adore ce type d’homme.

– Quoi ? Mais il est répugnant, vieux et gros ! Gentil peut-être mais …

– C’est son aspect bestial qui me plait. Je n’ai pas envie de le toucher, par contre je mouille terriblement à l’idée qu’il me mate.


EXTRAIT4

(EXTRAIT -4)

Groseille lui raconta qu’en 1965, le « vieux », c’est ainsi qu’on l’appelait de nos jours, avait acheté un immense espace boisé au bord de cette rivière.

Cet heureux propriétaire, un original, précurseur de la révolution sexuelle, avait établi son quartier général dans une grotte aménagée juste en bord de rivière.

Au début, les naturistes, les amoureux de la nature, les hippies ou les libertaires de la « Beat Génération » se passèrent vite le mot comme quoi l’endroit était véritablement paradisiaque et que l’on y faisait tout ce qu’on voulait, notamment « jouir sans entraves » !!!

Le chemin et les places du camping furent aménagés petit à petit.

Il n’y avait rien si ce n’est la volonté de créer un nouveau monde, à l’image de tous les rêves du « Sumer of love » de San Francisco en 1967.

Groseille lui expliqua que des orgies dionysiaques s’y déroulaient dès les premiers temps, principalement dans deux grottes ainsi que sur les rivages même de la rivière, avec des feux de bois gigantesques, enflammant les esprits rebelles, pionniers de la liberté sexuelle retrouvée !

Depuis tant d’années, la magie avait opéré et une bulle protectrice enveloppait entièrement le site.

Ce chemin était le passage.

Il représentait symboliquement, énergétiquement et physiquement le sas entre deux mondes.

Étrangement, il repoussait vers l’extérieur les curieux et les non-initiés…

– Mais pas les obsédés du cul ! S’empressa de rajouter Charline.

– Ni les cons, tu sais qu’ils sont partout ! Malheureusement.

– Aujourd’hui, c’est toujours le même propriétaire ?

– Le « vieux » est décédé il y a quelques années.

La voiture roula à vitesse réduite jusqu’au au poste du gardien, puis plus bas encore jusqu’à l’accueil où figurait sur une pancarte : welcome, free sex, interdit au moins de 18 ans.

– Et qui est le patron maintenant ?

– Un marseillais assez atypique, tu verras.

A la réception, une jeune femme leur remit les clés du mobil-home qu’elles avaient loué pour leur séjour.

Une épicerie leur proposait les produits de base.

Pour le pain frais, il fallait réserver la veille mais elles pouvaient aussi très bien déjeuner à la Paillote installée au cœur du camping.

Pour dîner, il fallait monter au restaurant attenant à la discothèque qui surplombait la cime des arbres au pied des masses rocheuses.

Mais pour le moment, elles ne pensaient qu’à une seule chose : aller prendre une douche.

Charline croisa les premiers nudistes en sortant de la réception. Dans un premier temps, elle fut surprise, voir amusée. Le décalage était évident au tout début et Groseille avait ressentie la même chose :

– Juste le temps de s’installer. Après quoi, la nudité devient naturelle et c’est lorsque tu vois par contre des gens habillés que tu es étonnée.



EXTRAIT 5

(EXTRAIT -5)

Un des mecs indiqua à Charline dans quelle douche Groseille se lavait.
La porte était rabattue. Nue, sans prendre la peine de s’enrouler dans sa serviette pour se sécher ou se faire plus discrète devant tous ces hommes excités, elle se faufila entre eux et elle ouvrit doucement la porte :

- C’est moi Charline !

Elle découvrit alors Groseille à genoux, pompant goulument le membre de Manuel :

- Entre ma chérie ! Viens sucer cette belle queue avec moi.

- Ca va aller merci. Je t’attends dehors… je suis exténuée… et ravie !

- Et oui, je t’ai entendu jouir petite coquine. A tout de suite !

Groseille ré empoigna le sexe de Manuel et elle sembla l’avaler tout entier. Charline referma la porte et elle sortit à l’air libre. Son partenaire de la douche la rejoignit :

- Je ne t’ai même pas demandé ton prénom ?

- Charline. Et toi ?

- Daniel. Je suis du coin, de Barjac. Je suis là juste pour la journée.

- Tu viens ici souvent ?

- Oui ! Entre mes obligations de boulot, pour me changer les idées et

me ressourcer. C’est tellement génial ici ! En plus, en cette période de l’année, le camping est bondé de monde. C’est la fête à longueur de journée ! Il faut juste être au bon endroit et au bon moment.

- Nous sommes arrivées il y a une heure seulement. Nous aurons l’occasion de découvrir tous ces bons endroits et ces bons moments un peu chaque jour.

Charline et Daniel plaisantèrent sur ce qu’ils venaient de vivre ensemble dans cette douche. Un plaisir intense les avait tous deux exaltés et il était bon de se le dire, de se regarder fraternellement et de se remercier mutuellement.

Groseille sortit à son tour avec Manuel. Elle avait les yeux plein de lumière et l’aura qu’elle rayonnait au-delà de sa peau blanche, la rendait presque irréelle. Elle avait du jouir intensément et cela la rendait encore plus belle.

Les garçons voulurent leur offrir un verre à la Paillote mais nos deux amies désiraient dormir un peu avant la soirée. Depuis si tôt ce matin, elles avaient déjà tant fait !

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